10138, rue Lajeunesse, Bureau 200, Montréal (Québec). H3L 2E2 info@baluchonalzheimer.com 1-855-762-2930 Faites un don

Questions / Réponses sur le baluchonnage

Quels sont nos services ?

Baluchon Alzheimer offre de l’accompagnement et du répit à domicile, pour des périodes de 4 à 14 jours (24/7), destinés aux aidants de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et maladies apparentées (MA). Ce mode de répit et d’accompagnement est appelé baluchonnage et la personne qui le procure est nommée baluchonneuse.

Qui sont les baluchonneuses ?

Ce sont des accompagnatrices spécialisées formées spécifiquement dans l’accompagnement des personnes atteintes de troubles neurocognitifs dégénératifs de type Alzheimer. Elles ont généralement une expérience professionnelle en lien avec la santé (préposées aux bénéficiaires, infirmières…) ou ont accompagné un proche atteint de la MA.

Elles reçoivent à l’embauche une formation sur l’accompagnement de personnes atteintes de la MA et sont formées en continu. Leurs antécédents judiciaires sont vérifiés et elles possèdent les attestations à jour des formations : Réanimation Cardiorespiratoire (RCR), Principes pour le Déplacement Sécuritaire des Bénéficiaires (PDSB) ainsi que les actes confiés (loi 90) pour les soins invasifs et non invasifs d’assistance aux activités de la vie quotidienne et la distribution et l’administration de médicaments.

Elles assurent toutes les tâches que l’aidant effectue au quotidien (soins d’hygiène, administration des médicaments, préparation des repas, entretien de base du domicile…)

Quels sont les coûts pour les familles ?

Nos services de baluchonnage coûtent 15 $ par jour pour les familles.

L’épicerie doit être faite avant la venue de la baluchonneuse qui cuisinera selon les habitudes de la personne accompagnée.

Nous demandons également aux familles de laisser 20 $ par jour à la baluchonneuse pour couvrir toutes dépenses supplémentaires (épicerie, médicaments, sorties autorisées par l’aidant…). Elle conserve tous les reçus et les remet à l’aidant le jour de son départ.

Quels sont les délais pour obtenir un baluchonnage ?

Une demande doit être faite au plus tard 4 semaines et au plus tôt 5 mois avant les dates souhaitées pour le baluchonnage.

Vous pouvez consulter les disponibilités par région et par mois sur notre site internet, ainsi que les informations sur notre liste d’attente pour les mois complets.

Comment faire une demande ?

Pour faire une demande, il faut remplir le formulaire de requête avec l’aidant principal et le faire signer par votre chef de programme (obligatoire). Il faut nous transmettre le formulaire complété par courriel ou FAX au 514 762-1452.

Nous acceptons une demande par requête (une signature du chef de programme avec le nombre de jours autorisés est nécessaire pour chaque requête)

Qui doit nous faire parvenir la demande ?

C’est généralement l’intervenant pivot qui nous transmet la demande. Certains CISSS/CIUSSS ont établi des procédures à l’interne pour la transmission des demandes, votre gestionnaire pourra vous renseigner pour les modalités spécifiques à votre CISSS/CIUSSS.

Comment bien indiquer le nombre de jours sur la requête ?

Chaque journée débutée compte pour un jour de baluchonnage, indépendamment de l’heure d’arrivée ou de départ de la baluchonneuse.
Exemple : le baluchonnage débute le lundi à 10 h et se termine le dimanche à 16 h = 7 jours

Comment savoir si ma requête a été reçue ?

Vous recevrez un accusé de réception par courriel ou fax dans les 5 jours ouvrables suivant la réception de la requête.

Un accusé de réception vous indique que nous avons des disponibilités, il n’indique nullement que la demande est acceptée aux dates demandées.
Nous vous indiquons également sous 5 jours ouvrables si votre requête ne correspond pas aux critères d’acceptation de baluchonnage ou si la période demandée est complète.

Quels sont les critères d’acceptation et de refus d’un baluchonnage ?

Baluchon Alzheimer offre ses services aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, d’une maladie apparentée ou d’un profil similaire. Toute autre maladie chronique nécessite souvent des connaissances et une formation que ne reçoivent pas les baluchonneuses. Des mesures de prudence doivent donc être exercées et chaque cas est analysé individuellement.

Critères d’inclusion :

  • La personne aidée doit avoir reçu un diagnostic de maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée (notamment démence de corps de Lewy, démence vasculaire ou mixte) ;
  • Les proches aidants ont droit à un maximum de 14 jours de répit par année pouvant être répartis sur plusieurs périodes d’un minimum de 4 jours.

Les critères d’exclusion :

  • Un mauvais diagnostic (vérifié au moment de l’inscription) ;
  • De nombreuses pathologies concurrentes qui supposent la présence d’un
    professionnel de la santé ;
  • L’instabilité de l’état de santé (soins aigus)
  • Une situation d’hospitalisation plutôt que de maintien à domicile ;
  • Une tierce personne habiterait au domicile de la personne aidée pendant le baluchonnage ;
  • La personne aidée présente un trouble grave du comportement que les baluchonneuses ne peuvent assumer et qui n’est pas couvert ou compensé par le plan d’intervention de la personne aidée.

En dehors de ces critères, un refus peut être également causé par :

  • La non-disponibilité des baluchonneuses ;
  • Impossibilité de veiller à la santé-sécurité de la personne aidée et de la baluchonneuse ;
  • La présence d’animaux en trop grand nombre (allergies) ;
  • La présence d’une tierce personne pendant un baluchonnage ;
  • L’incapacité à communiquer dans la langue de la personne atteinte.

Une fois la requête envoyée quelles sont les prochaines étapes ?

Dès réception de la requête nous pouvons confirmer que nous avons des disponibilités pour le mois demandé, mais la confirmation définitive des dates ne sera faite qu’après analyse du dossier. Une baluchonneuse sera spécifiquement attribuée pour répondre au mieux aux besoins spécifiques de la personne aidée.

À réception de la demande, nous appelons le proche aidant pour lui indiquer que nous avons bien reçu sa demande et que nous le contacterons pour un entretien téléphonique (d’une durée d’une heure trente) au plus tôt 3 mois avant la date du baluchonnage. Ce questionnaire permet d’évaluer la recevabilité de la demande, car diverses situations peuvent conduire à un refus (voir critères d’acceptation et de refus)

Dans un délai maximum de 3 semaines après l’entretien téléphonique avec l’aidant, notre directrice des services cliniques procède à l’analyse du dossier et contacte la famille pour leur indiquer si leur demande est acceptée ou refusée. Elle transmet l’acceptation à l’intervenant pivot par fax/courriel, ou le contacte par téléphone pour motiver le refus.

Une fois le baluchonnage confirmé, la famille peut demander une visite de courtoisie avant le baluchonnage afin de rencontrer la baluchonneuse. Cette visite dure une heure et est aux frais de la famille.

La baluchonneuse contacte l’aidant principal par téléphone une semaine avant le début du baluchonnage pour se présenter, confirmer son horaire d’arrivée et toutes autres modalités. (Durée 15/20 minutes)

Le premier jour du baluchonnage, l’aidant doit prévoir un minimum de 4 heures de transition avec la baluchonneuse ce qui a pour but de favoriser, entre autres, le lien de confiance entre la baluchonneuse et l’aidé.

Quand l’aidant pourra-t-il réserver son voyage ?

Une fois que le baluchonnage a été confirmé par la directrice des services cliniques auprès de la famille et de l’intervenant pivot (au plus tôt deux mois et demi avant le début du baluchonnage)

Quel est le rôle de l’intervenant pivot ?

L’intervenant pivot nous transmet la demande et doit être joignable pendant le baluchonnage. Il est un lien avec les autres intervenants du CLSC (ergothérapeute, infirmière…) et nous transmet les instructions si des dispositifs médicaux spécifiques sont utilisés.

Quel est le suivi post baluchonnage ?

Une période d’échange a lieu avec l’aidant avant le départ de la baluchonneuse. Suite au baluchonnage, celle-ci rédige un journal d’accompagnement qui sera transmis sous 2 semaines à l’aidant avec un formulaire d’évaluation de nos services ainsi que la facture. Le journal présente les observations et suggestions de la baluchonneuse, en regard des situations difficiles que rencontre l’aidant, ceci lui permet de mieux gérer la réalité du quotidien à son retour.

Notre conseiller aux familles contacte l’aidant 4 à 6 semaines après le baluchonnage, afin de passer en revue les stratégies proposées par la baluchonneuse, savoir si elles ont été adoptées et s’il en résulte une amélioration du bien-être de l’aidant et de son proche.

Toute information pertinente est transmise à l’intervenant pivot afin d’assurer un continuum de services.

Comment fonctionne la liste d’attente ?

S’il n’y plus de place pour la période demandée (pour les deux choix de date), la famille pourra être sur liste d’attente en cas d’annulation. Si des jours se libèrent, on appelle l’aidant pour savoir s’il est toujours intéressé.

Peut-on faire une demande de baluchonnage pour un couple tous deux atteints de troubles cognitifs ?

L’évaluation se fait au cas par cas, il faut envoyer deux demandes distinctes avec le nombre de jours autorisés par le chef de programme sur les deux requêtes.

Les services en places doivent-ils se poursuivre durant le baluchonnage ?

Il est très important de maintenir les services en place, afin de maintenir la routine de la personne atteinte.

Quels sont les modalités et les coûts d’annulation du service pour les familles ?

Une fois le baluchonnage confirmé, la famille signe une convention. Si la famille annule le baluchonnage, elle devra s’acquitter des frais 15 $ par jour de baluchonnage, sauf en cas d’hébergement permanent, hospitalisation ou décès de la personne aidée.

Le proche aidant peut-il demeurer au domicile pendant le baluchonnage ?

L’aidant principal doit impérativement quitter le domicile d’une part pour que la baluchonneuse puisse établir un lien de confiance avec la personne atteinte et d’autre part afin que l’aidant puisse se reposer pleinement pendant son répit. La présence d’une tierce personne autre que l’aidant principal est évaluée au cas par cas.